Traduire un diplôme pour un échange universitaire, signer un contrat ou régler un litige avec un partenaire commercial international, acheter une résidence secondaire au soleil, ouvrir une filiale à l’étranger pour son entreprise… ces situations concernent de plus en plus de personnes qui, à un moment ou un autre, devront faire appel à un intermédiaire essentiel : le traducteur juridique. 

Un exercice délicat à la croisée de deux mondes

La traduction du droit est un exercice en plein essor stimulé par le développement du droit international et la mobilité croissante des personnes et des savoirs. Cette activité délicate est à la croisée de deux mondes : le traducteur juridique connaît deux langues, mais également deux systèmes juridiques. Linguiste, mais aussi juriste de facto, il est ainsi tiraillé entre les exigences de ces deux métiers : rendre une traduction naturelle et lisible, sans pour autant trahir le sens juridique du texte d’origine.

La traduction du droit ne relève pas seulement de la compréhension de la langue source et de sa bonne restitution. En traduction juridique, on travaille sur des concepts qui n’ont parfois pas d’équivalents dans la langue cible. Il convient de comprendre très précisément à quoi renvoie chaque notion présente dans le texte original — son sens, sa portée, son importance et ses implications. L’étude du droit comparé est donc au centre du travail de ce linguiste.

Le traducteur juridique est pourtant par nature « condamné à l’imperfection ». Chaque système juridique étant le fruit d’une histoire et d’une culture particulière, il est parfois impossible de traduire un concept juridique sans équivalent. À défaut de traduire, le traducteur doit définir. Il procède par périphrase, explique, précise, voire renonce à traduire certaines notions et choisit de conserver le terme original.

Non pas « une », mais « des » traductions juridiques

Il n’y a d’ailleurs pas « une », mais bien « des » traductions juridiques. Il existe plusieurs niveaux de complexité qui tiennent non seulement à la typologie du document à traduire, mais également à la branche de droit concernée.

Parfois, la traduction ne sert qu’à diffuser une information et le traducteur doit privilégier une approche plus littérale. C’est le cas quand le document source n’est pas purement juridique (un compte-rendu de conférence, le site internet d’un cabinet d’avocat, un document de communication ou de marketing). Des connaissances en droit sont certes nécessaires, mais c’est la fluidité du document qui prime.

Une exigence de fidélité absolue

Dans d’autres situations, la loi impose la traduction. C’est le cas quand la traduction garantit la compréhension, et donc les droits, d’une personne étrangère dans une procédure.

En notariat, le devoir de conseil du notaire s’étend à un devoir de traduction. Lors de la signature d’un acte notarié, si l’une des parties ne comprend pas le français, sa volonté manifestée dans la langue maternelle doit être traduite (Cass. 1re civ., 13 mai 2014, no 13-13.509).

Lors d’un litige, si les parties sont originaires de différents pays, la traduction de certaines pièces est nécessaire. Réalisée à la demande des avocats, la traduction garantit la bonne compréhension de toutes les parties engagées. Il peut s’agir de documents aussi variés que des actes, des certificats, des contrats, des accords commerciaux ou les statuts d’une entreprise.

Dans toutes ces situations, on fait intervenir un traducteur officiel. La traduction fait l’objet d’une procédure de vérification pour en garantir l’origine et la conformité. La responsabilité du traducteur est souvent immense et l’exigence de fidélité absolue.

Un travail de traduction très important au niveau européen

La traduction est même parfois inhérente au droit. L’unification du droit au niveau européen et international engendre un travail de traduction très important. Dans le cas de traités internationaux, de directives ou de règlements européens, la même règle est rédigée dans différentes langues dès sa création et toutes les versions linguistiques ont la même valeur et la même portée juridique.

Avec 24 langues officielles, les besoins de traduction dans l’Union européenne sont très importants, non seulement au sein des institutions, mais également entre les différents acteurs étatiques et économiques.

Un art délicat où rigueur et précisions sont les maîtres-mots

En droit, chaque mot est lourd de sens. Le traducteur doit connaître le style et les normes propres aux différents documents juridiques : texte de loi, jugement, contrat, acte notarié. Un traducteur juridique est d’ailleurs toujours spécialiste d’une certaine branche du droit. On ne confiera pas à la même personne la traduction d’un contrat de vente, d’un acte de mariage ou d’un jugement touchant aux droits de l’Homme.

La traduction juridique est donc un art délicat où rigueur et précisions sont les maîtres-mots. C’est pourquoi chez Axiotrad, nous choisissons précautionneusement nos collaborateurs pour leur sérieux et leur grande compétence linguistique ET juridique.

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